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La responsabilité du manager face aux risques psychosociaux

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Comme le manager joue le rôle d’interface entre son équipe et sa hiérarchie, il est vulnérable aux risques psychosociaux, mais il est également un acteur crucial dans la prévention et la détection de ces risques pour son équipe.

Détecter les signes avant-coureurs

Sachant que le management et RPS vont de pair, le manager doit être en mesure de repérer certains signes avant-coureurs des risques psychosociaux.

Les symptômes révélateurs d’un état dépressif incluent des accès maniaques, une humeur dépressive, des signes somatiques ou un « workaholisme » qui est une compulsion ou une addiction au travail.

Le burn-out se traduit par des signes physiques : troubles du sommeil, fatigue excessive, douleurs lombaires, et des troubles psychiques : détachement progressif, irritabilité, pessimisme.

Enfin, le manager doit savoir détecter les signes précurseurs d’un suicide : messages verbaux, intérêt soudain pour des sujets liés à la mort, manifestations symboliques, changements de comportement…

Cependant, ces signes ne sont pas exhaustifs et peuvent être implicites sinon difficiles à interpréter.

Des mesures de prévention

Le manager doit prévoir les risques psychosociaux de son équipe. Pour ce faire, il doit avant tout instaurer un climat de confiance basé sur des pratiques de management transparentes, concertées, respectueuses, communicatives et motivantes. Chaque membre a la possibilité de s’exprimer et d’avoir une marge de manœuvre dans son travail. Enfin, le lien social doit être encouragé et renforcé par des événements comme le team building.

Par ailleurs, le manager lui-même est fortement exposé à ces risques psychosociaux. Il ne doit alors négliger aucun aspect de sa vie (plan cognitif, professionnel, personnel et physiologique) et peut communiquer ouvertement sur ses difficultés. En prenant soin de son propre bien-être mental, il contribue à créer un environnement de travail plus sain pour tous.

Aider un collaborateur en souffrance

Il est essentiel que le manager intervienne de manière réactive lorsque la souffrance au travail s’installe.

Dans le cas de la souffrance objective, qui est liée à une situation réelle, le manager doit agir sur les aspects concrets, tout en restant transparent sur les limites de l’action engagée.

En revanche, lorsque la souffrance est subjective (liée à des croyances imaginaires), le manager doit essayer de modifier la perception de la réalité de l’individu en communiquant avec lui. La réévaluation cognitive peut l’aider à prendre du recul et à reprendre le contrôle de ses pensées.

Le manager doit être à l’écoute, vigilant, et encourager ses collaborateurs, car certains n’expriment pas leur mal-être de façon explicite.

Enfin, il est possible d’orienter ceux qui souffrent vers des ressources professionnelles appropriées (service de santé, dispositifs de prévention du suicide, médecin…).

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